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Octave multidimensionnelle

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Octave multidimensionnelle

Message par Solasido le Lun 5 Déc - 2:30

Bonjour à tous


Métamorphoses triangulaires des représailles de l'apparence



"N'est pas mort ce qui à jamais dort, et au long des ères, peut mourir même la mort."  

Howard Philip Lovecraft

Octave multidimensionnelle



La philosophie positive étudie l’homme en général, autrement dit, l’homme abstrait;
la philosophie ésotérique s’applique à l’homme concret :
c’est l’investigateur lui-même qui est l’objet de ses études.
Partant de cette constatation que l’homme est inconnu, son but est
(le faire connaître l’homme à lui-même, tel qu’il est et tel qu’il pourrait, dans certaines con­ditions, devenir.


Boris Mouravieff




En principe, l’objectif final de la science positive est le même.
Mais l’orientation des efforts est diamétralement opposée.
Partie du centre, la science positive rayonne dans toutes les directions,
et, avec la spécialisation, marche vers la périphérie dont chaque point
constituerait à la limite une discipline à part.

Partant de la multiplicité et de la variété observées sur la périphérie accessible
à nos sens, la science ésotérique se dirige vers le centre.
Elle tend à une synthèse de plus en plus générale.


Boris Mouravieff




La méthode de la science ésotérique est la même que celle de la science positive :
l’observation, l’analyse critique des données observées, la déduc­tion rigoureuse
à partir des faits établis. Cependant, cette similitude de méthode comporte
une différence d’application due au caractère intime d’une grande partie
des travaux ésotériques, caractère qui ne permet pas toujours d’exposer
les résultats des expériences vécues et d’en débattre publiquement la validité.

C’est pourquoi on applique ici cette même méthode avec la même objectivité rigoureuse,
mais en sens inverse. Dans la science positive, on admet un postulat si l’on ne peut le réfuter;
ici, on le réfutera si l’on ne trouve pas de faits ou de phénomènes qui le confirment.


Boris Mouravieff



Tant que l’homme n’est pas parvenu à la soudure, sa vie constitue, en fait, une existence factice,
puisque lui-même change à tout instant. Et comme ces changements se produisent sous l’effet
de chocs extérieurs qu’il ne peut presque jamais prévoir, il lui est également impossible d’apprécier
d’avance ses propres changements intérieurs. Aussi vit-il au gré des événements, préoccupé
par un constant « replâtrage ». En fait, il avance vers l’inconnu, au gré du hasard.
Cet état de choses, appelé dans la Tradition la Loi du Hasard ou Loi de l’Accident,
est la loi principale sous l’empire de laquelle l’homme tel qu’il est mène son existence illusoire.


Boris Mouravieff




La science ésotérique indique les possibilités et les moyens de se soustraire à cette loi.
Elle aide à commencer une vie nouvelle, sensée; à devenir logique avec soi-même et,
finalement, à se rendre maître de soi.

Mais pour s’engager utilement sur cette voie, il faut avant tout voir clair dans sa condition actuelle.
Une image que l’on retrouve dans les sources les plus anciennes permet de se représenter
et de garder à l’esprit cette condition : c’est l’Attelage.

Boris Mouravieff




Cette image représente par un attelage la structure de l’homme.
Le corps physique est figuré par le carrosse;
les chevaux représentent les sensations,
les sentiments et les passions;
le cocher est l’ensemble des facultés intellec­tuelles y compris la raison.
La personne assise dans le carrosse est le maître.

Boris Mouravieff





Dans son état normal, le système tout entier est en parfait état de fonc­tionnement :
le cocher tient fermement les rênes en mains et conduit l’équi­page
en suivant la route que lui a indiquée le maître.

Mais ce n’est pas ainsi que les choses se passent dans l’immense majorité des cas.
Tout d’abord, le maître est absent.
L’équipage doit aller le chercher pour se tenir à sa disposition.
Tout est en mauvais état : les essieux ne sont pas graissés et crissent;
les roues sont mal fixées; le timon a un jeu dangereux;
les chevaux, bien que de race noble, sont sales et mal nourris;
les harnais sont usés et les rênes ne sont pas solides.
Le cocher dort.
Ses mains ont glissé sur ses genoux et tiennent à peine
les rênes qui peuvent à tout moment leur échapper.


Boris Mouravieff





L’attelage avance malgré tout, mais d’une manière qui ne présage rien d’heureux.
En effet, abandonnant la route, il s’engage sur une pente de sorte que le carrosse
pousse maintenant les chevaux qui n’arrivent pas à le retenir.

Boris Mouravieff



Plongé dans un profond sommeil, le cocher oscille sur son siège et risque de tomber.
Un triste sort attend évidemment un tel attelage.
Cette image offre une analogie très poussée avec la condition
de la plupart des hommes et mérite d’être prise comme objet de méditation.



Boris Mouravieff



Le salut peut cependant se présenter. Un autre cocher, celui-ci bien éveillé,
peut passer par la même route et apercevoir l’attelage dans sa malheureuse situation.
S’il n’est pas trop pressé, il s’arrêtera peut-être pour aller au secours de l’équipage en détresse.
Il aidera d’abord les chevaux pour faire cesser le glissement du carrosse sur la pente.
Puis, il éveillera l’homme endormi et, avec lui, tâchera de ramener l’équipage sur la route.
Il prêtera du fourrage et de l’argent. Peut-être donnera-t-il aussi des conseils
pour le soin des chevaux, l’adresse d’une auberge et d’un carrossier, et indiquera-t-il la route à suivre.


Boris Mouravieff



Il appartiendra ensuite au cocher secouru de mettre lui-même à profit l’aide et les indications reçues.
C’est à lui qu’il incombera désormais de mettre toutes choses en ordre et, les yeux ouverts,
de poursuivre le chemin qu’il avait abandonné.

Il devra surtout lutter contre le sommeil.

Car s’il s’endort à nouveau, si l’équipage quitte la route et court le même danger,
il ne peut espérer que la chance lui sourie une autre fois, qu’un autre cocher
passe à ce moment à cet endroit et vienne encore à son secours.

Boris Mouravieff

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Celui qui voit un problème et ne fait rien
fait partie d'une solution regardée avec les yeux du passé
.


 Gandhi


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Solasido

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